Le Maroc s’apprête à franchir une étape décisive avec le Projet loi 52 26, qui fait du numérique un pilier obligatoire du système de santé et non plus un simple outil optionnel.
Ce que prévoit le Projet loi 52 26 pour la santé
Le texte encadre la transformation numérique du secteur. Il prévoit la généralisation de plusieurs dispositifs techniques destinés à structurer l’organisation des soins.
Parmi les chantiers annoncés :.
- un dossier médical partagé pour chaque patient ;.
- un identifiant sanitaire unique ;.
- des systèmes interopérables entre hôpitaux, cliniques et médecins ;.
- la circulation et la sécurisation des données de santé.
Derrière ces outils, l’enjeu est plus large : il s’agit de modifier la façon dont la médecine s’exerce. Dont les soins sont financés et dont la gouvernance du système de santé s’organise.
Une transformation devenue indispensable
Selon l’analyse portée dans cette tribune, la question n’est plus de savoir si le Maroc doit numériser son système de santé, mais comment le faire et dans quel but.
Plusieurs évolutions rendent cette infrastructure numérique incontournable :.
- la généralisation de l’assurance maladie obligatoire ;.
- la réorganisation de l’offre autour des Groupements sanitaires territoriaux ;.
- la nécessité d’assurer la continuité des parcours de soins ;.
- la pression croissante sur la maîtrise des dépenses de santé.
Sans socle numérique national, le futur système de santé apparaît difficilement pilotable. Le Projet loi 52 26 vient donc donner un cadre à cette transformation, en précisant que le numérique devient progressivement une composante obligatoire du fonctionnement des établissements et de la pratique des professionnels.
Santé numérique et confiance des Marocains de l’étranger
Pour les Marocains résidant à l’étranger, l’enjeu est moins technologique que pratique : pouvoir suivre leurs soins au Maroc. Retrouver leurs données lors d’un retour ponctuel. Ou encore mieux comprendre les coûts pris en charge par l’assurance maladie généralisée.
Un dossier médical partagé et un identifiant sanitaire unique pourraient. À terme. Faciliter la prise en charge lors de séjours au pays. À condition que les systèmes soient réellement interopérables, sécurisés et accessibles.
Pour les MRE qui investissent dans des cliniques, des centres de diagnostic ou des solutions e-santé, la numérisation encadrée par le Projet loi 52 26 représente aussi un signal : la donnée de santé n’a plus seulement une valeur clinique, elle acquiert une dimension médico-économique qui pèsera sur les modèles d’affaires et la régulation.
Des questions encore ouvertes
La tribune souligne qu’une infrastructure numérique nationale est désormais inévitable, mais interroge sa finalité. Numériser ne suffit pas, en soi, à mieux soigner. Tout dépendra de la gouvernance, des usages réels par les soignants et de la place laissée au patient.
Plusieurs questions restent centrales :.
- comment protéger la confidentialité des données ?
- quels droits concrets pour le patient sur son dossier ?
- comment éviter que la logique médico-économique ne prenne le dessus sur la qualité des soins ?
Dans ce contexte, la confiance des citoyens – au Maroc comme à l’étranger – reposera sur……….. La transparence du cadre juridique. La sécurité des systèmes et la capacité de l’État à démontrer que cette numérisation sert d’abord l’accès aux soins et la qualité du service rendu.
L’adoption définitive et la mise en œuvre progressive du texte devront donc être suivies de près. Notamment par les Marocains du monde qui continuent de se soigner, d’investir ou de préparer un retour au pays.
Les agents vérifient les dossiers plus vite. Les voyageurs préparent les justificatifs en amont. Les services rappellent les règles les plus utiles. Les MRE gagnent ainsi du temps sur place.
Pour aller plus loin, consultez notre guide Canal212 sur le dédouanement de véhicule.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les informations officielles de la Douane marocaine.
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