samedi 3 octobre 2026

Brexit : un Britannique sur deux ouvert à une réadhésion à l’UE

Brexit réadhésion UE : Dix ans après le référendum sur le Brexit. Une nouvelle enquête montre qu’une courte majorité de Britanniques regarde à nouveau vers Bruxelles. Un signal qui pourrait. À terme, changer la donne pour les Marocains installés au Royaume‑Uni ou ceux qui y voyagent régulièrement.

Brexit réadhésion UE : un sondage qui change le ton

Selon une vaste enquête menée par le cabinet Messina Group (TMG) du 12 au 24 septembre auprès de 11. 461 personnes, 49 % des Britanniques soutiennent une réadhésion du Royaume‑Uni à l’Union européenne. Contre 28,5 % qui s’y opposent.

Parmi sept scénarios proposés pour l’avenir des relations avec Bruxelles. Cette option de retour dans l’UE est celle qui recueille le soutien le plus élevé. D’autres pistes restent toutefois populaires : 48,2 % des sondés souhaitent maintenir la relation actuelle tout en. Supprimant au maximum les barrières commerciales. 47,1 % soutiennent une union douanière. 45,1 % l’adhésion au marché unique et 45,5 % un statut de membre associé.

À l’inverse, seuls 27,9 % souhaitent que le pays s’éloigne davantage de l’UE. 41,2 % s’y opposent. Le Premier ministre Andy Burnham a d’ailleurs rouvert le débat sur l’avenir du lien avec Bruxelles. Dans un contexte de bilan très critique du Brexit.

Un jugement de plus en plus négatif sur le Brexit

Le sondage montre qu’une majorité considère désormais le Brexit comme une erreur. Environ 52,4 % des personnes interrogées estiment que le Royaume‑Uni a eu tort de quitter l’UE. Contre 29,7 % qui jugent la décision juste.

Le regard sur les résultats est encore plus sévère : 54,9 % qualifient le Brexit d’échec. Contre seulement 12,2 % qui y voient un succès. Ces perceptions nourrissent l’idée d’un rapprochement progressif avec l’UE, même si les modalités restent floues.

Interrogés sur le calendrier d’un éventuel retour, 25,9 % souhaitent une réadhésion immédiate. 22,9 % dans les trois prochaines années et 8,4 % d’ici dix ans. À l’inverse, 23 % ne veulent aucun rapprochement supplémentaire avec Bruxelles.

Quant aux procédures, près d’un tiers des sondés considère qu’un nouveau référendum serait nécessaire en cas. De retour dans l’UE. Plus d’un sur six juge qu’un mandat issu d’élections générales pourrait suffire.

Ce que ces scénarios changeraient pour les Marocains au Royaume‑Uni

Un éventuel revirement sur le Brexit réadhésion UE ne se ferait pas du jour au lendemain. Mais le débat en cours intéresse directement les Marocains établis au Royaume‑Uni. Ainsi que ceux qui y étudient, y travaillent ou y font des affaires.

Plusieurs aspects pourraient évoluer si Londres se rapprochait de Bruxelles, même sans retour complet dans l’UE :.

  • Voyages et correspondances européennes : un lien renforcé avec l’UE pourrait fluidifier les connexions aériennes et les escales via des hubs européens, utiles pour les trajets Royaume‑Uni–Maroc via l’Europe.
  • Coût de la vie et emploi : une meilleure intégration commerciale avec l’UE pourrait réduire certaines tensions sur les prix et soutenir l’activité économique, avec un impact indirect sur les emplois occupés par les Marocains.
  • Études et projets en Europe : pour les binationaux ou résidents de longue durée, un régime plus souple entre Royaume‑Uni et UE pourrait faciliter les doubles projets d’études, de recherche ou d’affaires entre Londres, l’Europe et le Maroc.

Pour l’instant, rien ne change dans les procédures de voyage entre le Maroc et le Royaume‑Uni. Les Marocains résidant outre-Manche doivent donc continuer à vérifier. Au cas par cas. Les conditions de transit et les liaisons disponibles auprès des compagnies aériennes et des autorités compétentes, notamment en haute saison.

Anticiper sans sur‑réagir

Le débat rouvert par Andy Burnham et les chiffres favorables à une réadhésion ne signifient pas. Que le Royaume‑Uni retournera rapidement dans l’UE. Toute évolution impliquerait des négociations longues et complexes.

Pour les Marocains du Royaume‑Uni, l’enjeu est surtout de rester informés des réformes qui pourraient affecter. À moyen terme, les droits au séjour, la fiscalité, les échanges économiques ou les voyages entre les deux rives. En cas d’annonces officielles portant sur les conditions de déplacement. Il sera essentiel de croiser l’information avec les sites des autorités britanniques. Européennes, marocaines, ainsi qu’avec les plateformes des transporteurs.

En attendant, les projets de retour au pays, d’investissement au Maroc ou de navettes fréquentes entre. Les deux pays peuvent se planifier sur la base du cadre actuel. Tout en gardant à l’esprit que la relation Royaume‑Uni–UE reste. Plus que jamais. Un dossier ouvert.

Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.

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