Le chantier Al Ghali Marrakech connaît une nouvelle phase après plusieurs années d’arrêt. Situé dans le quartier Massira 3, ce programme immobilier devait permettre à de nombreux ménages d’accéder à un logement. Parmi eux, plusieurs Marocains résidant à l’étranger avaient investi leurs économies dans ce projet. Aujourd’hui, la reprise des travaux apporte un nouvel espoir, mais les acquéreurs restent prudents.
Chantier Al Ghali Marrakech : un projet immobilier bloqué pendant des années
Le programme Al Ghali avait été conçu pour proposer plus de 800 logements sociaux et économiques à Marrakech.
Pourtant, le projet a progressivement accumulé les retards. Une partie des acquéreurs a pu récupérer son logement. D’autres attendent toujours la livraison de leur bien.
Selon les éléments communiqués par les acquéreurs, plus de 500 souscripteurs seraient concernés par cette situation. Pendant des années, ils ont multiplié les démarches auprès des responsables du projet et des autorités locales.
Cette situation a transformé un projet immobilier attendu en véritable parcours administratif et judiciaire.
Les MRE au cœur des difficultés
Les Marocains résidant à l’étranger figurent parmi les acquéreurs particulièrement concernés.
Pour beaucoup d’entre eux, acheter à Marrakech représentait un investissement important. Certains souhaitaient préparer leur retour au Maroc. D’autres voulaient disposer d’un logement pour leur famille ou conserver un point d’ancrage dans leur pays d’origine.
Plusieurs acquéreurs avaient déjà versé des sommes importantes. Certains avaient même réglé l’intégralité du prix prévu.
Le retard du chantier Al Ghali Marrakech a donc eu des conséquences financières importantes pour ces familles.
Une mobilisation qui s’est poursuivie devant les institutions
Face à l’absence de solution rapide, les acquéreurs ont progressivement intensifié leurs démarches.
Le dossier a notamment fait l’objet d’interventions institutionnelles. En 2023, les difficultés rencontrées par les souscripteurs ont également été portées dans le débat parlementaire.
Les familles réclamaient notamment une solution permettant de reprendre le programme et de respecter les engagements pris envers les acquéreurs.
Cependant, les démarches n’ont pas immédiatement permis de débloquer l’ensemble du projet.
Une procédure judiciaire engagée en 2025
Après plusieurs années d’attente, certains acquéreurs ont décidé de saisir la justice.
À l’été 2025, une plainte collective est venue renforcer la pression sur les différents acteurs du dossier. Les acquéreurs demandaient notamment que les engagements contractuels soient respectés.
Cette évolution a marqué un changement important. Après les démarches administratives et les interventions auprès des autorités, le conflit est entré dans une phase judiciaire.
Une solution proposée à une partie des bénéficiaires
Au début de l’année 2026, une première solution aurait été proposée à certains bénéficiaires du secteur social.
Une cinquantaine de personnes auraient ainsi été concernées par une proposition de relogement alternatif.
Cette mesure ne permet toutefois pas de régler l’ensemble du dossier. La majorité des souscripteurs attend toujours une solution correspondant à son engagement initial.
Pour ces familles, la reprise du chantier constitue donc l’élément le plus important.
Les travaux reprennent enfin à Marrakech
Après plusieurs années d’interruption, des engins et des équipes techniques ont récemment fait leur retour sur le site.
Cette reprise constitue un signal positif pour les acquéreurs. Elle montre surtout que le projet pourrait enfin entrer dans une nouvelle phase.
Cependant, le retour des travaux ne signifie pas encore que le dossier est définitivement réglé.
Les familles attendent désormais des informations précises sur l’avancement du chantier, les délais de livraison et le calendrier permettant de récupérer les logements.
Les acquéreurs restent prudents
Après près de neuf années d’attente, la prudence reste donc de mise.
Pour les acquéreurs, le véritable indicateur ne sera pas uniquement la présence des engins sur le chantier. Il faudra également mesurer l’avancement réel des bâtiments et la capacité du promoteur à respecter les prochaines échéances.
Cette prudence concerne particulièrement les MRE. Beaucoup ont investi à distance et ont dû suivre le dossier depuis leur pays de résidence.
Une reprise qui redonne espoir
Le chantier Al Ghali Marrakech semble donc entrer dans une nouvelle phase. Après des années de blocage, la reprise des travaux offre enfin une perspective aux familles concernées.
Mais le dossier reste à suivre.
Pour les centaines d’acquéreurs qui attendent depuis des années, la véritable conclusion ne viendra qu’avec l’achèvement des logements et leur livraison effective.
Après neuf ans d’attente, le retour des travaux est une bonne nouvelle. La remise des clés sera, elle, la véritable victoire des acquéreurs.
Sources externes :
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