jeudi 14 mai 2026

Quand l’olivier marocain sauve les campagnes françaises

Face à la crise du cognac et à la baisse des rendements céréaliers, les agriculteurs de Charente se réinventent. Leur nouvelle bouée de sauvetage est l’olivier. Et c’est notamment du Maroc que proviennent les jeunes plants appelés à transformer les paysages agricoles français.

À Fouquebrune, à quelques kilomètres d’Angoulême, Laëtitia Plumat, présidente de la Chambre d’agriculture, incarne ce virage stratégique. En octobre dernier, elle a planté 3 000 oliviers sur deux hectares, nichés entre vignoble, luzerne et chênes truffiers. Première récolte attendue dans deux ans et demi, avec l’espoir d’une filière pérenne, locale et rentable.

Les plants d’oliviers proviennent de différents pays méditerranéens, dont le Maroc, devenu un acteur discret mais stratégique de cette transition agricole. Climat similaire, savoir-faire éprouvé, et exportations croissantes : le Royaume s’impose comme un fournisseur fiable pour les agricultures en reconversion.

Ce mouvement pourrait bien annoncer l’émergence d’une nouvelle filière oléicole française, avec des racines marocaines.

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