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lundi 22 juin 2026

RGPH 2024 : ce que la nouvelle carte électorale pourrait changer

RGPH 2024 découpage électoral : Le recensement général de la population (RGPH 2024) ouvre un chantier. Sensible au Maroc : la révision du découpage électoral avant les législatives de 2026.

Les nouveaux chiffres confirment une urbanisation rapide et un déplacement des habitants des centres-villes vers les périphéries. Cette recomposition silencieuse pose une question politique centrale : chaque voix pèse-t-elle encore autant dans les urnes. Quelle que soit la circonscription ?

RGPH 2024 découpage électoral : un fossé qui se creuse

Les premiers enseignements du RGPH 2024 montrent des transformations démographiques majeures. Les périphéries de plusieurs grandes villes connaissent une croissance soutenue, tandis que des centres historiques se stabilisent ou se vident.

Dans le même temps, une partie du monde rural stagne, et certaines provinces restent faiblement peuplées. Or, la carte électorale actuelle n’a pas suivi au même rythme ces déplacements de population.

Résultat : le nombre d’habitants en âge de voter par siège de député varie fortement d’une circonscription. À l’autre. Dans certaines zones urbaines en expansion, un député représente beaucoup plus d’électeurs potentiels que dans des. Provinces rurales ou du Sud. Où la population reste faible pour deux sièges garantis.

Deux logiques qui entrent en tension

Le système électoral marocain repose sur deux principes qu’il faut concilier.

  • Logique démographique : adapter le nombre de sièges à la taille de la population.
  • Logique d’équité territoriale : garantir un minimum de représentation pour chaque province, même peu peuplée.

Ce seuil minimal, fixé à deux sièges par province, vise à ne pas marginaliser les territoires éloignés ou ruraux. Mais, combiné à l’urbanisation, il accentue aujourd’hui les écarts de représentativité.

Dans plusieurs provinces du Sud ou zones très peu denses. Chaque siège correspond à un nombre relativement limité d’habitants en âge de voter. À l’inverse, dans de grandes agglomérations ou des banlieues en forte croissance. La pression démographique sur chaque siège est bien plus élevée.

C’est ce déséquilibre que les données du RGPH 2024 mettent en lumière. En relançant le débat sur le futur découpage électoral avant 2026.

Ce que cela peut changer pour les électeurs

Pour les électeurs installés au Maroc, l’enjeu est clair : retrouver une carte qui reflète mieux la réalité des populations. Un redécoupage pourrait :.

  • rééquilibrer la représentation de certaines grandes villes et de leurs périphéries ;.
  • redessiner des circonscriptions devenues trop inégales en nombre d’habitants ;.
  • maintenir, adapter ou questionner le seuil minimal de sièges dans les provinces peu peuplées.

Pour les Marocains résidant à l’étranger, le lien est plus indirect. Le RGPH 2024 découpage électoral concerne d’abord la carte intérieure du Royaume. Mais l’équilibre entre villes dynamiques, campagnes et régions éloignées influence la manière dont le pays est représenté au Parlement. Donc les lois et politiques publiques qui touchent aussi les projets de retour, d’investissement ou de séjour au Maroc.

Les prochaines étapes dépendront des arbitrages politiques autour des chiffres du recensement. Entre exigence de justice démographique et nécessité de garder une voix aux territoires moins peuplés. La préparation des législatives de septembre 2026 s’annonce technique et très observée.

Pour aller plus loin, consultez notre guide Canal212 sur le dédouanement de véhicule.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les informations officielles de la Douane marocaine.

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