Gaz naturel Maroc : De Nador West Med à l’unité flottante de regazéification envisagée dans l’appel. À manifestation d’intérêt. Le Maroc a commencé à dessiner son infrastructure gazière.
De Nador West Med à l’unité flottante de regazéification envisagée, le pays a commencé à esquisser une infrastructure gazière. Mais sans loi dédiée pour encadrer le transport, le stockage. La fourniture et la régulation du marché, cette stratégie reste fragile.
Gaz naturel Maroc : une ambition freinée par le vide juridique
L’ambition du Maroc est connue : sécuriser ses approvisionnements, diversifier son mix énergétique et mieux protéger. Son économie face aux chocs sur le pétrole. Le gaz naturel joue un rôle clé dans cette vision, notamment via la feuille de route gazière 2025-2030.
Pourtant, depuis le gouvernement d’Abbas El Fassi, les projets de loi se succèdent sans aboutir. Cette inertie maintient les infrastructures à l’état de projets. Les investisseurs se retrouvent devant un marché prometteur mais juridiquement flou.
Sans cadre légal précis, l’État limite aussi sa capacité à défendre ses intérêts. L’expérience douloureuse de La Samir sert de rappel : un secteur stratégique mal encadré peut coûter cher à long terme.
Nador West Med au cœur de la feuille de route 2025-2030
La première phase de la feuille de route gazière 2025-2030 misait sur le port de Nador. West Med comme principal pôle d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL). L’appel à manifestation d’intérêt prévoyait l’affrètement d’une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU) amarrée. Sur place.
Mais lancer un tel chantier sans « règles du jeu » clairement écrites s’avère risqué. Pour l’État, il est difficile de négocier au mieux avec les opérateurs tant que la loi. N’encadre pas les droits et obligations de chacun. Pour les entreprises, s’engager sur des dizaines d’années dans un environnement juridique incertain est peu attractif.
Concrètement, cette situation peut se traduire par :.
- des retards dans la mise en service des terminaux et des gazoducs ;.
- des coûts de financement plus élevés, par prudence des bailleurs ;.
- des projets revus à la baisse ou reportés ;.
- un accès au gaz moins compétitif pour l’industrie et la production électrique.
Quel impact pour les projets et les investissements des Marocains à l’étranger ?
Pour les Marocains résidant à l’étranger qui envisagent un retour ou des investissements au pays. Ce vide juridique pèse surtout sur la visibilité à moyen terme. Le Gaz naturel Maroc est un levier potentiel pour rendre certains secteurs plus compétitifs, comme :.
– l’industrie (ciment, agroalimentaire, chimie) ;
– la production d’électricité ;
– des activités touristiques ou de services fortement consommatrices d’énergie.
Sans cadre législatif stabilisé, il reste plus difficile d’anticiper les coûts énergétiques futurs d’une usine. D’un projet immobilier ou d’un retour à une activité professionnelle gourmande en énergie.
Le déblocage du secteur dépend désormais autant du travail législatif que de la capacité d’investissement. Tant que la loi n’est pas adoptée, la feuille de route gazière 2025-2030 restera exposée aux reports. Avec un effet domino possible sur les prix et la sécurité d’approvisionnement du pays.
Un secteur stratégique en attente d’arbitrage
La prochaine étape clé sera donc l’adoption d’un texte fixant les principes de régulation du Gaz. Naturel Maroc : rôles de l’État. Place du privé. Conditions d’accès au réseau. Règles tarifaires et de stockage.
Cet arbitrage conditionnera la vitesse de mise en œuvre des grands projets comme Nador West Med. Et la capacité du Maroc à attirer des partenaires solides sur ce marché. En attendant, la feuille de route gazière avance à pas mesurés. Dans un contexte où chaque mois compte pour consolider la transition énergétique et la compétitivité du pays.
Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.
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