pouvoir images : Des écrans de Casablanca aux smartphones des Marocains établis à Paris. Montréal ou Dubaï, le pouvoir des images façonne désormais une grande partie de ce que nous appelons « la réalité ».
Films, journaux télévisés, vidéos sur TikTok, stories Instagram et panneaux lumineux dans les villes composent un environnement visuel continu. Cet univers ne se contente plus de montrer le monde : il le hiérarchise. Rend certains faits visibles et en efface d’autres.
pouvoir images : ce qu’il faut retenir
Selon une formule devenue célèbre, « tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation ». L’enjeu n’est donc plus seulement de savoir si une image est vraie ou fausse. Il s’agit aussi de comprendre qui la produit, par quels canaux elle circule et quels intérêts organisent sa visibilité.
Une vidéo peut documenter une injustice, mettre un visage sur une victime oubliée et obliger un gouvernement à réagir. Les images de guerres, de famines, de mouvements de libération ou de migrations ont souvent forcé. L’opinion publique à regarder ce qu’elle préférait ignorer.
Mais la même puissance peut servir la domination. Une mise en scène médiatique peut réduire tout un pays à un cliché. Transformer une intervention militaire en geste présenté comme salvateur. Décider quelles victimes méritent l’émotion mondiale… et lesquelles resteront presque hors champ.
Guerres, désinformation et batailles d’images
Les conflits contemporains rendent cette bataille d’images particulièrement visible. En Ukraine comme à Gaza, chaque offensive militaire s’accompagne d’une lutte pour les vidéos. Les preuves, les récits et leur interprétation.
Plateformes, chaînes d’info et comptes influents deviennent des champs de bataille. Une séquence sortie de son contexte peut être recyclée des centaines de fois. Traduite, recoupée, réutilisée pour porter un message totalement différent.
Pour les Marocains à l’étranger, cette guerre de récits n’est pas abstraite. Elle touche au regard porté sur le Maroc, sur le Maghreb, sur les migrants ou sur l’islam. Une image virale, même ancienne ou manipulée, peut nourrir des discours de défiance. Voire des politiques publiques dans les pays de résidence.
Du cyberespace aux IA : une nouvelle phase du pouvoir des images
La guerre ne passe plus seulement par les armes ou les caméras. La cyberattaque prépare désormais parfois la désinformation : intrusion dans des serveurs, vol de documents, diffusion de fichiers modifiés, création de fausses preuves.
L’intelligence artificielle accélère encore ce mouvement. Des visages peuvent être simulés, des voix imitées, des images truquées produites à grande échelle. L’abondance visuelle ne garantit plus la vérité, elle peut au contraire la rendre plus difficile à discerner.
Un malentendu persiste : confondre accès et souveraineté. Posséder un smartphone, utiliser une grande plateforme ou interroger un modèle d’IA donne un pouvoir réel, mais ne signifie pas contrôler les règles du jeu. Les infrastructures, les algorithmes et les priorités économiques restent dominés par quelques acteurs majeurs.
Ce que cela implique pour les Marocains du monde
Pour les Marocains qui vivent loin du pays, le lien avec le Maroc passe de plus. En plus par cet univers visuel. Leur perception de la situation économique, politique ou sécuritaire dépend souvent des images qui circulent en. Boucle dans leurs fils d’actualité.
Avant un projet de retour, un investissement ou même un simple séjour estival. Une vidéo virale peut rassurer… ou inquiéter à tort. D’où la nécessité de croiser les sources et de replacer chaque image dans son contexte.
Concrètement, quelques réflexes peuvent aider :.
- vérifier la date et la source initiale d’une vidéo ou d’une photo ;.
- comparer plusieurs médias et langues avant de se forger une opinion ;.
- se méfier des contenus qui n’indiquent jamais leur origine ;.
- faire la différence entre un témoignage individuel et une tendance générale.
Le Maroc lui-même est engagé dans une bataille d’images. Qu’il s’agisse de son positionnement africain, de sa diplomatie régionale ou de son attractivité touristique. Les Marocains du monde y jouent un rôle discret mais réel, en partageant ou non certains récits.
Dans cet environnement saturé, comprendre le pouvoir des images devient une condition de souveraineté individuelle : savoir prendre du recul. Choisir ses sources. Ne pas laisser quelques vidéos décider seules de notre rapport au pays.
Pour aller plus loin, consultez notre guide Canal212 sur le dédouanement de véhicule.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les informations officielles de la Douane marocaine.
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