Royaume Uni marchés publics : Encore au stade exploratoire, la démarche britannique vise à mieux cerner. Les conditions d’accès des entreprises britanniques à un marché que Londres évalue à quelque 33 millia….
Royaume Uni marchés publics : ce qu’il faut retenir
Les autorités britanniques examinent la possibilité d’ajouter un chapitre spécifique sur les marchés publics dans l’accord. D’association qui les lie au Maroc depuis 2021.
Cette démarche reste pour l’instant exploratoire. Londres veut d’abord comprendre comment ses entreprises accèdent aujourd’hui aux appels d’offres publics marocains. Où se situent les blocages.
Une consultation a été ouverte auprès des entreprises britanniques. Elle recueille leurs expériences concrètes, leurs difficultés et leurs attentes concernant l’accès aux marchés publics au Maroc.
La consultation est accessible en ligne jusqu’au 11 septembre. Le gouvernement britannique précise qu’aucun calendrier de négociation n’est encore fixé. Toute suite dépendra des contributions reçues et des échanges à venir avec la partie marocaine.
Un marché évalué à 33 milliards de livres
Derrière cette prise de contact, l’enjeu économique est important. Londres estime que la commande publique marocaine pourrait représenter environ 33 milliards de livres sur les prochaines années.
En équivalent, cela approche les 415 milliards de dirhams. Les principaux postes concernés seraient les infrastructures, les équipements et les services publics. Domaines au cœur de la modernisation du Maroc.
Aujourd’hui, l’accès des entreprises britanniques à ces contrats repose surtout sur le droit marocain et les pratiques existantes. Il n’existe pas encore d’engagements internationaux spécifiques entre Rabat et Londres sur les marchés publics.
C’est cette lacune que le Royaume-Uni étudie. Un chapitre dédié dans l’accord d’association créerait des règles plus claires. Des engagements mutuels et un cadre juridiquement encadré pour la participation aux appels d’offres.
Quel impact possible pour les Marocains de l’étranger ?
Pour les Marocains établis au Royaume-Uni ou dans d’autres pays. Cette évolution pourrait avoir plusieurs effets indirects, surtout pour ceux qui entreprennent entre les deux rives.
Si un nouveau chapitre est un jour négocié et signé, il pourrait :.
- clarifier les conditions d’accès des sociétés britanniques aux projets publics marocains ;.
- encourager des partenariats entre entreprises marocaines et britanniques, y compris celles fondées par des MRE ;.
- créer des opportunités dans les infrastructures, les services et l’ingénierie au Maroc ;.
- accroître la visibilité des grandes réformes marocaines auprès des investisseurs installés à Londres.
Pour les entrepreneurs marocains de la diaspora, notamment au Royaume-Uni, un cadre plus structuré pourrait faciliter des montages en coentreprise. Ils pourraient intervenir comme relais locaux, partenaires techniques ou investisseurs dans des projets publics au Maroc.
À ce stade, rien n’est acté. Les autorités britanniques parlent d’une simple phase d’écoute. Le contenu d’un éventuel futur chapitre, son calendrier et sa portée dépendront des discussions bilatérales à venir.
Un accord d’association à compléter
L’accord d’association entre le Maroc et le Royaume-Uni encadre depuis 2021 leurs relations commerciales. Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Il couvre déjà plusieurs domaines, mais pas encore les marchés publics de façon détaillée. L’initiative actuelle viserait donc à compléter ce dispositif, sans le remplacer.
Pour les Marocains résidant à l’étranger, l’évolution des accords entre Rabat et ses partenaires reste à suivre. Elle peut, à terme, influencer leurs projets d’investissement, leurs partenariats et leurs retours économiques au pays.
En attendant, la consultation britannique se concentre sur la collecte d’informations. Aucune décision politique n’a encore été annoncée sur l’avenir de ce dossier.
Les Marocains intéressés par les détails officiels et par les dispositifs dédiés aux ressortissants à l’étranger. Peuvent suivre les mises à jour via le portail des autorités compétentes. En parallèle des futures annonces des deux gouvernements.
Les décideurs précisent progressivement les mesures. Les investisseurs analysent les effets concrets. Les familles ajustent ensuite leurs projets. Les MRE lisent ainsi ce signal avec plus de clarté.
Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.
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