Un médecin exerçant dans un établissement hospitalier de Casablanca a été interpellé après un signalement sur la ligne verte dédiée à la dénonciation de la corruption. Selon les informations rapportées par le quotidien Assabah dans son édition du 13 octobre 2026, le praticien aurait réclamé de l’argent à un jeune patient pour lui administrer un médicament indisponible dans la pharmacie de l’établissement.
L’intervention de la police judiciaire aurait permis de l’interpeller lors d’un rendez-vous organisé pour la remise de l’argent. L’affaire a ensuite été portée devant les autorités judiciaires.
Corruption à Casablanca : un médicament au cœur de l’affaire
Selon les éléments rapportés par Assabah, le patient souffrait depuis deux ans de douleurs liées à de graves brûlures. Il s’était rendu à l’hôpital pour recevoir une injection destinée à soulager ses douleurs.
Le médecin lui aurait expliqué que le médicament nécessaire n’était pas disponible à la pharmacie de l’établissement. Les livraisons du laboratoire fournisseur auraient été temporairement interrompues.
Le praticien aurait alors proposé au patient une boîte qu’il détenait personnellement. Il aurait affirmé l’avoir reçue gratuitement à des fins promotionnelles.
Le prix serait passé de 300 à 400 dirhams
D’après le récit publié par le quotidien, le médecin aurait d’abord réclamé 300 dirhams pour le médicament. Le patient aurait hésité à accepter cette proposition.
Le praticien aurait ensuite porté le montant demandé à 400 dirhams.
Face à cette situation, le jeune homme aurait décidé de signaler les faits aux autorités. Il aurait finalement quitté l’établissement avant de contacter la ligne verte consacrée à la dénonciation de la corruption.
La ligne verte déclenche une intervention policière
Après le signalement, les autorités judiciaires ont confié les investigations à la police judiciaire de Sidi Bernoussi, selon Assabah.
Les enquêteurs auraient organisé un rendez-vous pour la remise de l’argent, en coordination avec le plaignant.
Le médecin aurait été interpellé au moment de cette remise. Les autorités ont ensuite engagé les procédures judiciaires prévues dans ce type d’affaire.
Une affaire qui interroge sur la corruption dans les hôpitaux
Cette affaire remet en lumière la question des abus présumés dans les établissements de santé publics.
La vente éventuelle de médicaments destinés à être distribués gratuitement aux patients soulève des questions sur la gestion des produits pharmaceutiques et le respect des obligations professionnelles.
L’indisponibilité d’un médicament peut également placer les patients dans une situation de vulnérabilité. Dans ce contexte, les mécanismes de signalement jouent un rôle important pour permettre aux autorités d’examiner les plaintes.
La présomption d’innocence reste de mise
Selon les informations publiées par Assabah, le dossier a été transmis aux autorités judiciaires après l’interpellation du médecin.
Il appartient désormais à la justice d’examiner les faits et d’établir les responsabilités éventuelles.
Cette affaire rappelle enfin l’existence de la ligne verte destinée à signaler les faits présumés de corruption. Elle souligne aussi l’importance de recueillir et de vérifier les éléments avant de tirer des conclusions sur les personnes mises en cause.
Sources externes :
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